Existe-t-il différents types d’associations ?
La loi de 1901 en donne trois : les associations de fait, les associations déclarées, les associations reconnues d’utilité publique.
Les associations de fait (non déclarées)
Rien n’oblige les dirigeant-es d’une association à procéder aux formalités de déclaration à la Préfecture. On parle alors d’« associations de fait ». Cependant, l’association n’a pas de capacité juridique et agit sous la responsabilité personnelle de chacun de ses membres.
Les associations déclarées
Il s’agit de la structure la plus courante. Depuis 2005-2006, le nombre de créations a augmenté régulièrement, passant de 68.000 en 2005-2006, à 73.000 en 2008-2009. L’année 2009-2010 ramène le nombre de créations à 68.819. Selon différentes études statistiques, le nombre total d’associations en activité est estimé à 1 100 000. Il ne s’agit que d’une estimation puisqu’il n’existe que peu d’information sur la mortalité des associations, peu d’entre elles étant déclarées dissoutes en Préfecture. Le simple fait de déclarer une association crée une personnalité morale et permet d’acquérir une capacité juridique.
Les associations reconnues d’utilité publique
La reconnaissance d’utilité publique s’obtient après une procédure assez longue et ne concerne que quelques « grandes associations » qui doivent faire preuve de leur capacité à remplir une mission d’intérêt général, sur une grande partie du territoire national. Le Ministère en charge de l’Intérieur recense en 2010, 1 973 associations reconnues d’Utilité publique en France.
Pour obtenir cette reconnaissance, l’association doit :
- Etre déclarée et publiée.
- Etre dotée de statuts contenant des dispositions obligatoires.
- Etre d’intérêt public.
- Avoir une certaine importance.
- Avoir fonctionné pendant au moins trois ans.
Leur principal avantage est de pouvoir recevoir des legs.
Procédure réglementaire de renonciation par une association à sa reconnaissance d'utilité publique
Une réponse ministérielle du 17/01/2012 vient préciser les modalités permettant à une association d'obtenir l'abrogation de son décret de reconnaissance d'utilité publique.
Les grandes étapes de la démarche à suivre sont les suivantes :
Convocation d'une assemblée générale pour délibérer en ce sens,
Transmission d'un dossier au ministre de l'intérieur,
Publication au journal officiel du décret portant abrogation du décret qui avait reconnu l'association comme établissement d'utilité publique.
L'association devra par la suite modifier ses statuts afin d'y ôter les dispositions spécifiques aux associations reconnues d'utilité publique.
En savoir plus : Réponse ministérielle n°109673, publiée au JO le 17/01/2012
Parmi les associations loi 1901, on parle régulièrement des catégories suivantes qui répondent à des critères spécifiques :
Les associations d'intérêt général
Cette reconnaissance par les services fiscaux permet aux associations de délivrer des reçus à leurs donateurs. Ces derniers peuvent alors bénéficier de réduction d'impôts.
Les associations cultuelles
La Loi 1905 rompt le concordat et sépare l’Église et l’État. Elle crée les associations cultuelles qui permettent à des laïcs de se regrouper et de gérer les biens nécessaires à l’accomplissement d’un culte. Le préfet prend un arrêté autorisant l’association à bénéficier des dispositions fiscales pour cinq ans.
Les associations d’assistance et de bienfaisance, associations de défense des consommateurs, associations de chasse, association de parents d’élèves...
En savoir + :
Associations mode d’emploi n°121 - août-sept 2010
Etude « La France associative en mouvement » de Recherches et Solidarité – novembre 2010
« Le Paysage associatif français » de Viviane Tchernonog.- 2007
Insee Première n°1327 – décembre 2010
